Le tour du monde du voilier TIMSHEL et de son equipage
Fidji, Yasawa du sud, Ile de Waya 17°18.620S//177°08.076E 19.10.08
5 jours de passé encore et que de choses à raconter. 5 jours, 4 mouillages, 2 villes, formalités d’entrées et de sorties plus loin, nous voilà dans les Yasawa ; l’extrême Ouest des Fidji. Après Musket Cove, nous nous sommes séparés de nos copains d’Oukiok. Ils se sont rendus, à la marina de Vuda Point et nous, n’aimant pas les marinas, au mouillage de Sawani. Je comprends pourquoi ici, tous les bateaux se regroupent en marina, car ce n’est vraiment pas cher. 6 à 7 euros par jour pour un monocoque de 10m. En comparaison, une marina en
France, il faut prévoir 25 euros… Notre mouillage n’est pas très loin de Vuda Point, en une heure à pied, nous rendons visite à nos copains. Pour y aller, nous traversons les champs de cannes à sucre, principale agriculture du coin. Nous croisons également le petit train plus que centenaire qui permet de transporter la canne, des champs jusqu’à la raffinerie. Ca et là des temples hindouistes, nous sommes effectivement dans la partie de l’île Hindoue. Le lendemain, nous nous rendons en bus à Nadi, une grande ville bien touristique comme on aimerait éviter. Mais, c’est là que le fameux grand temple hindouiste se situe. Et nous le trouvons facilement dans le centre ville, il est moins grand que ce que l’on imaginait. 7 $FI pour le visiter, vite fait en 5 min et 20 photos. Le reste de la ville ? On se fait harceler par les vendeurs, c’est bien la capitale du tourisme ici ! Berk, on reprend le bus, nous serons restés 20 min à Nadi ! De retour au mouillage où nous étions seuls, un autre voilier nous a rejoint. C’est Samoa, avec à son bord, un Français et une Fidjienne. Cela fait 5 ans environ qu’André est aux Fidji. Il commence donc à bien connaître le coin et c’est avec plaisir qu’on discute ensemble le soir venu, des Fidji bien entendu.
Le lendemain, nous nous rendons à Lautoka, pour y faire les formalités, encore ! En 50 min, nous voilà dans la capitale de la canne à sucre, sous les fumées noires de sa raffinerie. Ce qui laissera le lendemain matin, un Timshel couvert de cendres noires, bien salissantes ! A peine arrivé, on se rend aux Customs, pour les papiers d’entrée à Lautoka, puis on va en ville faire les dernières courses. Lautoka est notre préférée des villes Fidjiennes. Attention, « préférée » ne veut pas dire aimée, ça veut seulement dire que c’est la moins pire ! Le marché est encore une fois bien approvisionné et toujours à très bas prix. On en profite pour acheter des épices, du « hot Chile » (7 euro le kilo). Nous rentrons au bateau et rencontrons un autre Français, Paul, en route également vers la Nelle Cal. Le soir venu, on l’invite à une soirée galette cidre… Miam miam. Paul a passé 6 ans aux Tuamotu, à travailler dans une ferme perlière. Ca me rappelle le boulot aux Gambier !!! Au petit dej, rebelote, formalités, cette fois ci de sortie définitive. Dernière corvée vite effectuée grâce à un bon entraînement ! Merci les Fidji pour ces heures passées dans vos différents bureaux ! Normalement, la loi exige que l’on parte immédiatement des eaux Fidjiennes et bien sûr que l’on ne s’arrête nulle part… Ca c’est leur loi, nous, nous sommes Français (les Français sont réputés pour toujours essayer de frauder et de ne pas payer) et nous n’avons pas encore tout vu de ces îles. En théorie, il aurait fallu visiter les Yasawa situés à l’extrême ouest, puis revenir à l’Est de 30 milles, à Lautoka pour faire la sortie et ensuite repasser devant les Yasawa pour sortir du lagon Fidjien… !!!... Pas très logique tout ça pour un capitaine ! Alors, nous, on fait les formalités de sortie avant d’avoir fini la visite…Mais chut, il ne faut pas le dire ! 1 ère des îles visitées, Navadra dans les Mamanucas. Superbe, habitée juste par quelques chèvres, avec un banc de sable reliant deux îles d’un blanc immaculé… Oui mais mouillage très très rouleur, on passe une nuit presque en nav…1 ère heure le lendemain, on repart, cap sur les Yasawa, l’île de Waya, au sud de l’archipel. On y mouille juste devant l’école, sous des trombes d’eau. Tant mieux, il faut remplir les cuves, puis on se rend à terre pour voir le Chef afin effectuer la « Coutume » Sur la plage, des pirogues locales, se sont des « Tin Canot »…Génial ! Une tôle ondulée en galva, pliée sur deux bouts de bois pour faire l’étrave et la proue, un
peu de mastic et hop, une pirogue à 2 francs !!! Je veux la même ! Vous verrez les photos, en plus, elles sont très belles.