Le tour du monde du voilier TIMSHEL et de son equipage
Tonga, Vava'u, Nuku 18°42.809 S // 174°02.499 W 08.09.08
On nous a volé une journée !
En arrivant aux îles Tonga, pour une fois, on ne change pas d'heure, mais de date ! Et oui, nous sommes au bout du fuseau horaire. On passe de GMT - 11 à GMT + 13 ! Car la ligne de changement de date fait un crochet pour inclure les Tongas. Nous découvrons donc un GMT +13, sur une échelle qui va normalement jusqu'à 12 ! Ce qui faut retenir, c'est que nous avons perdu une journée de notre vie. Nous devions arriver un samedi et avec un coup de baguette magique, nous sommes Dimanche ! Ca tombe mal, ici le dimanche c'est sacré, et il est interdit de s'activer, sauf bien sûr, pour aller à la messe. Résultat, nous passons notre 1er jour aux Tonga, dans le bateau, à attendre le lundi que les autorités ouvrent, pour effectuer notre entrée. Ce matin, cela a donc ouvert, je me suis vêtu d'une belle chemise car il parait que son port est obligatoire, sous peine d'amende ! Bon, va pour la chemise, et même un pantalon, ça fera plus sérieux.
Premier truc à faire donc, les papiers d'entrée.grrrrr. On doit se rendre au quai des douanes pour ça. C'est où ? J'sais pas, rien n'est indiqué. On trouve un quai pour déchargement de cargo, on s'y met et oh surprise, c'est bien là. 3 personnes viennent à bord pour remplir des paperasses et soutirer quelques 52 $Tonga, soit 26 euros, ensuite direction l'immigration, où ils te posent plein de belles questions du genre « quelle forme a l'arrière de votre bateau ? » ! Après une matinée complète pour ça, nous voilà libre de partir de ce port, où pullulent les voiliers. En effet, ici à la capitale, Neiafu, plus de 100 voiliers sont là, tous américains. On a bien cherché, pas un Français. Nous voilà en navigation sur un lac, dans cet embrigadement d'îles qui dessinent une mer intérieure. Et quel paysage ! Superbe. On dirait l'Indonésie. Partout des petites îles pas plus grosses qu'une tête d'épingle sur les cartes. A chaque fois je me fais avoir, je pense découvrir une petite caye (petite patate de corail) et non, c'est une nouvelle île qui apparaît. On peut les frôler, les fonds passent de 0 à 50m. Sous le vent des îlots, se découvre à chaque fois un nouveau mouillage, c'est si beau. Au détour de l'un d'eux, quelques bateaux sont là, et oh, quelle surprise, c'est Pagos, mes amis Anglais que j'ai connu à l'île de Pâques l'année dernière ! On y était les deux seuls bateaux. Ah ça me fait plaisir de les revoir et de savoir ce qu'ils ont fait depuis. Pour ce soir, nous mouillons donc ici, sous le vent de Nuku, îlot de corail pourvu d'une belle plage de sable blanc. Je vous laisse imaginer.