Le tour du monde du voilier TIMSHEL et de son equipage
Bora Bora, Motu Taurere 16°32.026 S // 151°42.299W 24/11/2007
Opération réussie ! J’ai trouvé le mouillage que je cherchais. Calme, loin du rythme touristique de Bora et avec une eau turquoise, superbe. Pour le trouver, il aura été nécessaire de faire le tour complet du lagon. J’ai mouillé tout au fond, le plus loin possible de la civilisation. L’ancre s’est enfoncée dans 3 mètres d’une eau limpide d’où ressort une étonnante variété de bleu. Ca et là, du turquoise, du vert, du bleu clair, du bleu marine, de l’émeraude. De quoi satisfaire mon sens visuel. Un bon mouillage comme Timshel aime bien ! J’ai enfin du temps devant moi, pour écrire, lire, chanter, jouer, mais aussi, flâner, rêver, imaginer, penser. J’adore ces moments où le temps s’arrête pour me laisser la liberté de vivre. Que c’est bon ces instants magiques où seule la rencontre avec soi-même est de mise.
Bon, il est vrai que je ne suis pas seul… A Bora, c’est mission impossible. Mais il n’y a que deux bateaux-Maison autour de moi. A peine arrivée, j’ai pu ainsi faire la connaissance de Fabienne et Richard qui sont sur un des deux bateaux. Tous les deux sont des personnages atypiques avec des parcours originaux. J’aime ce genre de personnes qui sortent de l’ordinaire. Résultat, dès le premier soir, ils sont invités à un couscous à bord de Timshel. A l’heure du digestif, je découvre que Richard, a vécu 10 ans dans la petite ville de mon enfance, Mennecy ! Que le monde est petit !
Pour moi, la farniente continue. Ce mouillage, d’une beauté superbe, restera un de mes plus beaux de polynésie. Malheureusement, il est déjà question de la construction d’un futur hôtel…. C’était le dernier Motu non «hôtelisé». Moi qui pensais que Bora était déjà arrivé à saturation… Apparemment, d’autres gens pensent différemment. Malheureusement dans quelques années, si je reviens à Bora, je serai dans l’impossibilité de mouiller en cet endroit. Des bâtiments et des îlots artificiels auront poussé inexorablement. Comme dit mon ami Cabrel, « c’était mieux avant… »